Résultats de l’AGE du 15 décembre 2016 : le plan est approuvé par les actionnaires

C’est dans une salle bondée, que se sont retrouvés actionnaires et salariés de SoLocal Group,  jeudi 15 décembre 2016 à 16h00, pour l’AGE à l’Espace Grande Arche, Viparis, Parvis de la Défense.

Les salariés sont venus en force. Une salle annexe leur est même réservée pour la retransmission sur l’écran. Le quorum atteint 50,13% ce qui est très élevé comparé au 38.95 % lors de l’AG du 19 octobre dernier.

Entre indignations, plus ou moins feintes, accusations outrancières contre les fonds «vautours» que sont les créanciers, prises de parole par des actionnaires minoritaires, etc., l’ambiance était houleuse.
Les interventions, Benjamin Jayet et surtout Didier Calmels ont été largement huées par la salle composée d’environ 450 personnes.

Le président du conseil, Robert de Metz, a obtenu, que soit revoté cette première résolution qui n’avait obtenu que 64,74% (et non pas 66,66%) des suffrages, au motif que certains actionnaires n’avaient pas bien validé leur vote sur leur boîtier. Au second essai, le plan, permettant à notre société, SoLocal Group, de se désendetter pour investir dans le digital, a été approuvé à la majorité requise des deux tiers des actionnaires (présents ou représentés), cette résolution a obtenu… 66,95% et a donc été adoptée.
Cette victoire n’était pas acquise à 16 heures, au commencent de l’AGE et de nombreux rebondissements ont eu lieu au cours de cette assemblée, comme le changement de position de  Nicolas Miguet qui a finalement voté en faveur du plan.

Les résolutions suivantes ont été, elles, largement approuvées, avec des scores bien supérieurs aux deux tiers de votes requis (entre 72 et 74%). Ces résolutions étaient toutes liées à la mise en œuvre du futur projet d’augmentation de capital, qui permettra de faire retomber le niveau de dette de Solocal de 1,16 milliard à 400 millions d’euros.

L’ensemble des résolutions déposées par des actionnaires opposés au plan et emmenés par Benjamin Jayet, qui a obtenu 33,6% des voix en faveur de son entrée au conseil d’administration, ont été rejeté. Didier Calmels a quant à lui obtenu 34,05% des voix pour son entrée au conseil et Baudoin de Pimodan 34,47% des voix. Ils n’entreront donc pas au conseil d’administration.

Le projet de restructuration de la dette, qui bénéficie déjà du soutien des créanciers et prévoit de réduire la dette de SoLocal des deux tiers, doit désormais être soumis au tribunal de commerce de Nanterre.
Ce dernier feu vert ouvrira la voie à cette fameuse augmentation de capital et, à cette occasion, peut-être à l’entrée de nouveaux investisseurs qui attendaient l’issue de cette assemblée pour négocier avec le directeur général.

Notre association, RegroupementPP Local, a amendé 2 fois (début août puis le 4 novembre) le plan favorablement. C’est en tout cas bien mieux que la part de 6% qui serait revenue aux actionnaires, selon le premier plan de la direction. Et c’est supérieur à la norme «post-opération» en vigueur sur la place de Paris, c’est-à-dire 13% revenant aux actionnaires et 87% aux créanciers, comme on a pu le voir dans le dossier Belvédère.

Grâce à vous, RegroupementPPLocal  a obtenu 4.80% du capital (environ 9,60 % des droits de vote) soit 1 865 000 actions.
MERCI pour votre confiance, votre soutien, vos encouragements.
Ensemble, nous avons réussi à préserver le pacte social de notre société.

Bien à vous,
Alexandre Loussert

Pour rappel, les améliorations que nous avons obtenues sont les suivantes :

1/ Action gratuite :
Pour mémoire, nous avions obtenu, avant l’assemblée générale du 19 Octobre, la suppression des BSA à 1,50 euro sur 2 ans pour les actionnaires, que nous avions réussi à transformer en une action gratuite pour une détenue.
Dans ce nouveau plan, que notre association soutient, il y a une deuxième amélioration notable. Cette fois-ci, les actionnaires auront droit à trois actions gratuites pour deux actions détenues (+50 %).
RegroupementPPLocal s’est battu pour avoir une compensation, la plus importante possible, afin de préserver notre patrimoine.

2 / BSA :
Diminution drastique des BSA au profit des actionnaires actuels.
En effet, les créanciers obtiendront leurs bons de souscription d’actions qui devaient leur être attribués (de 155 millions à 45 millions maximum et potentiellement 0) si l’augmentation de capital avec DPS est souscrite au-delà de 250 millions d’euros.
Dans le schéma présenté à l’AGE, le nombre de BSA accordés aux créanciers était croissant avec le montant de cash levé et capé à 155 millions.
Le nouveau schéma inverse ce mécanisme, tout en réduisant très fortement le nombre de BSA à :
– 45 millions s’il n’y a pas de cash levé.
– 0 si au moins 250 millions d’euros sont amenés en cash.
Cette chape de plomb sur la valorisation de notre société a sauté. C’est donc un succès indéniable. (La diminution de la participation des créanciers au capital permet de limiter significativement la pression vendeuse sur le cours qui pourrait exister post opération)

3 / Dette :
Concernant la dette résiduelle brute de 400 millions d’euros, SoLocal aura la possibilité, à tout moment, de rembourser les obligations émises à 100% de leur valeur nominale (à comparer à 101 % dans le projet précédent). A priori, cela représente plusieurs millions d’économie pour notre société, Solocal Group.
Notre association RegroupementPPLocal a réussi, « au dernier moment », à obtenir cette nouvelle concession des créanciers.

4 / Investisseurs :
Poursuite de la recherche d’investisseurs susceptibles de participer au renforcement des fonds propres de Solocal post-augmentation. Nous constatons des marques d’intérêts si l’AK est validée le 15 décembre lors de l’AGE.
Lire ci-après : http://www.capital.fr/bourse/actualites/solocal-le-figaro-et-challenges-evoquent-un-investissement-d-olivier-sichel-et-towerbrook-1192004

5 / Gouvernance :
Succinctement, par rapport au plan précédent, diminution importante de la présence des créanciers au board. En effet, in fine, il devrait y avoir « seulement » un administrateur et un censeur représentant les créanciers.
Le board pourrait évoluer, ultérieurement, en proportion de la part dans le capital de notre société post restructuration financière.